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Les chèques-repas et les écochèques sont synonymes de tâches administratives et de coûts supplémentaires pour les commerçants. Leur conversion électronique prévue devait remédier à ce problème. Mais la situation risque de devenir encore plus complexe pour les commerçants, étant donné que les deux versions (papier et électronique) vont coexister. De surcroît, les tarifs que les éditeurs du système électronique vont demander aux commerçants seront beaucoup plus élevés que ceux appliqués pour la version papier. Les commerçants sont donc deux fois les dindons de la farce : le système sera en effet à la fois plus lourd et plus coûteux.
Tous les chèques, bons de réduction, etc. sont des moyens de paiement qui requièrent une approche spécifique de la part des commerçants (encodage, traitement à la caisse, …). Cela demande beaucoup d’énergie. Dominique Michel, Administrateur délégué de Fedis: “Nous nous demandons s’il ne faudrait pas envisager un système unique permettant les paiements par un seul canal.”
Bonne intention, mauvaise concrétisation Le chèque-repas électronique pourrait constituer un pas dans la bonne direction. L’intention est bonne car cette solution devrait accroître la sécurité et favoriser une simplification administrative. Mais sa mise en œuvre risque de déraper. Dominique Michel : “Permettre aux deux systèmes (papier et électronique) de coexister va multiplier par deux les problèmes pour les commerçants. D’informations que Fedis tient de première main, il appert en outre que les tarifs qu’appliqueraient les éditeurs des chèques-repas électroniques seraient encore plus élevés pour les commerçants que ceux applicables aux chèques papier.” Conclusion : le système des chèques-repas, tel qu’il est envisagé aujourd’hui, ne tient pas la route parce qu’il porte préjudice aux commerçants sur deux plans : il devient plus complexe et il sera plus coûteux.
Contact : Peter Vandenberghe
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