Communiqués de presse - Archives 2010 - Le commerce créera à nouveau de l’emploi en 2010
 

 
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Le commerce créera à nouveau de l’emploi en 2010

Bruxelles, le 25 février 2010

Dans nonante pour cent des entreprises de commerce belges, l’effectif au deuxième semestre de 2009 est resté stable ou a augmenté. Il n’a diminué que dans dix pour cent à peine des entreprises. Mieux encore, le commerce engage de nouveau davantage. Pas moins de trente pour cent des membres de Fedis comptent créer de nouveaux emplois et investir à nouveau en 2010. Le commerce se profile donc, y compris en temps de crise, comme un secteur innovant et très dynamique. C’est ce que révèle l’enquête conjoncturelle de Fedis.

2009 : le commerce affiche une bonne tenue
2009 fut une année difficile. Surtout pour l’horeca, où 1.739 commerces ont fait faillite, soit cinq par jour et 12 pour cent de plus qu’en 2008. L’abaissement de la TVA à 12 pour cent pour les repas vient donc à point nommé.

Dure année aussi pour l’électro. Dans cette branche, les prix se sont inscrits à la baisse : par exemple, de 10,7 pour cent pour un téléviseur couleur, de 7,7 pour cent pour un lecteur MP3 et de 9,4 pour cent pour un GPS. Cette baisse a bien entendu eu un impact très important sur la rentabilité.

Dans l’alimentation, la quantité de marchandises vendues a baissé pour la première fois depuis 2000, de 0,6 pour cent. Le chiffre d’affaires a légèrement progressé, mais il est un fait que les marges se compriment de plus en plus.

Les branches bricolage (+ 3 pour cent) et fashion (+ 2, 5 pour cent) ont enregistré une légère croissance.

Par garder la tête hors de l’eau en cette période de crise, le commerce a consenti de lourds efforts, notamment pour garder les coûts sous contrôle et réaliser des accroissements d’échelle. Plus de 21 pour cent des entreprises ont investi davantage en 2009 qu’en 2008. Les investissements dans les marques propres croissent également. Aussi les parts de marché des marques propres ont-elles continué d’augmenter : alors qu’en 1995, elles ne représentaient “que” 25 pour cent, elles se sont arrogé 32 pour cent des ventes en 2009.

Tendance encore plus marquante : la manière “alternative” dont le consommateur souhaite effectuer ses achats se traduit par une hausse des ventes par internet (+ 8,2 pour cent) et de la vente directe (+ 20 pour cent).

2010 : Le commerce continue d’investir …
Dominique Michel, administrateur délégué de Fedis: “Actuellement, nous sommes confrontés à un phénomène macroéconomique de hausse du chômage et de baisse du revenu disponible des ménages pour la première fois depuis 1993. Pourtant, le commerce continue d’investir et d’innover. Les commerçants sont 42 pour cent à déclarer qu’ils investiront plus en 2010 qu’avant la crise. Nous n’avons pas observé un tel niveau d’investissements en deux ans. Mais nous n’avons d’autre choix. Les coûts fixes augmentent, les marges demeurent traditionnellement faibles et les commerçants sont donc contraints de continuer à investir et de procéder à des accroissements d’échelle. Ceci devrait avoir des effets positifs sur l’emploi. 30 pour cent des membres de Fedis comptent créer de nouveaux emplois en 2010. De la sorte, le commerce va à l’encontre des prévisions générales de la Banque Nationale et du Bureau du Plan pour 2010 : nous sommes le secteur qui se distingue, qui créera certainement de nouveaux jobs.”

Voici le top quatre des investissements :
• L’e-vente : les commerçants consacrent plus de moyens et d’énergie dans la réalisation de sites internet accueillants, facilement accessibles et interactifs.
• L’ouverture de nouveaux magasins et la rénovation de commerces existants : le commerce représente un tiers des investissements immobiliers en Belgique.
• Durabilité : les coûts de l’éclairage, du chauffage, du transport, … sont élevés : les commerçants investissent lourdement pour les réduire, ce qui est tout bénéfice pour l’environnement.
• Marques propres : une tendance qui se constate déjà depuis plusieurs années dans l’alimentaire, mais qui touche désormais aussi le non-food.

… mais souhaite aussi que certaines entraves soient éliminées
“Le commerce se profile donc comme un secteur très dynamique qui a compris qu’il n’avait d’autre choix que d’agir, mais les commerçants sont inquiets face à un certain nombre de problèmes susceptibles de freiner leurs investissements”, souligne Dominique Michel. Voici le top cinq des problèmes les plus cités :
• La hausse prévue du chômage, qui entraînera une nouvelle détérioration du pouvoir d’achat et qui peut avoir un impact énorme sur le chiffre d’affaires et la rentabilité
• L’incertitude quant aux implantations commerciales : la nouvelle loi est source de confusion et constitue une menace pour les projets d’investissement
• La rigidité du marché du travail
• Les coûts élevés de l’énergie (+ 5,79 pour cent en 2009)
• Les charges élevées sur le travail : à salaire égal, une caissière coûte 20 pour cent de plus à l’employeur en Belgique qu’en France.

Dominique Michel : “Conclusion : les chaînes internationales qui envisagent d’investir en Europe donneront la priorité aux pays où elles obtiendront le plus grand retour sur investissement. Avec sa structure actuelle de coûts, la Belgique fait partie des pays les moins attractifs. Le Gouvernement doit réagir, car le potentiel de croissance pour le commerce en Belgique est réel.”

Contact : Annemie Nijs

Présentation enquête de conjoncture de Fedis.pps


 
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