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Bruxelles, le 19 mai 2009
Avec 51.000 personnes travaillant dans 9.000 magasins, Bruxelles demeure le principal pôle commercial du pays. Mais la concurrence des autres grandes villes, comme Anvers, s’accentue. Depuis 2006, le Meir à Anvers, par exemple, effectue un mouvement de rattrapage vis-à-vis de la rue Neuve à Bruxelles. Si cette évolution se poursuit, les deux rues commerciales seront au même niveau l’année prochaine. Le renforcement ou l’affaiblissement de la position de Bruxelles sur la carte commerciale dépendra en bonne partie de la politique que le futur gouvernement bruxellois mènera les cinq prochaines années.
Augmentation de l’emploi possible
Le commerce à Bruxelles est un secteur qui crée de l’emploi. Il assure 15% de l’emploi dans le secteur privé et de 1999 à 2006, il a même une croissance de l’emploi de 15% à son actif. Cette croissance n'est toutefois pas la même dans l'ensemble du secteur : ces dernières années, l’emploi dans les petites chaînes a progressé de 13%, dans les chaînes taille de moyenne il est resté stable (+ 2 %) et les plus grands magasins délaissent de plus en plus le centre. “D’ici la fin de la législature en 2014, il devrait être possible de réaliser encore une croissance de 15 %, soit 7.650 emplois nouveaux, à condition de prendre les mesures adéquates', souligne Dominique Michel, administrateur délégué de Fedis, la Fédération belge de la distribution. Les défis sont toutefois substantiels. Dans les paragraphes qui suivent, nous allons passer en revue six domaines prioritaires dans lesquels la Région bruxelloise peut faire la différence en vue de contribuer à la création de ces 7.650 emplois supplémentaires dans le secteur de la distribution en cinq ans.
Un personnel mieux formé
Pour les 4 premiers mois de cette année, l’horeca et le commerce de gros ont subi 21% de faillites en plus que durant la même période de l’année dernière. Le commerce de détail, quant à lui, a vu le nombre de faillites croître de 16 %. “Bien entendu, la crise économique fait sentir ses effets, mais nous constatons aussi que de nombreuses personnes ne possèdent pas une formation professionnelle suffisante pour lancer un commerce,” estime Dominique Michel. “C’est pourquoi nous plaidons en faveur d’une formation de “bachelier en distribution”, de sorte que les jeunes puissent trouver plus facilement leur voie vers le commerce et que le commerce puisse compter sur du personnel bien formé pour mener ses activités.”
Des chances pour tous
Le secteur entend offrir des opportunités d’emploi à tous les Bruxellois. En effet, la diversité n’est nulle part aussi prononcée que dans notre capitale. Le secteur apporte déjà une large contribution en ce sens : 12,5% de tous les étrangers travaillent dans le commerce et il y a près de 4 fois autant d’allochtones occupés dans l’horeca que dans les autres secteurs de l’économie. Des programmes de formation en alternance aux métiers du commerce permettraient d'améliorer encore l'intégration des personnes d'origine étrangère dans le monde du travail. Les membres de Fedis sont prêts à relever ce défi avec le prochain gouvernement. Bien utiliser les futures compétences
La Région bruxelloise va jouer à l’avenir un rôle encore plus important dans la formation du paysage commercial puisqu’elle va détenir un levier supplémentaire. La loi fédérale du 13/08/2004 qui règle l’octroi d’un permis socioéconomique aux points de vente de plus de 400 m2 figure en effet sur la liste des matières à régionaliser. “Tout comme les deux autres Régions, la Région bruxelloise va donc obtenir plus de pouvoir”, fait remarquer Dominique Michel. “Espérons que ces nouvelles compétences ne seront pas réutilisées pour introduire sous le manteau des restrictions qui seront bientôt supprimées par la directive Bolkestein'.
Garantir le transport en dehors des heures de pointe
Pour faciliter l'approvisionnement des magasins, Fedis plaide pour qu'il puisse se dérouler tard le soir et tôt le matin, en dehors des heures de pointe. Ceci ne présente que des avantages : moins de nuisances sonores et de pollution, moins d’embouteillages et d’accidents. Ce transport en dehors des heures de pointe ne peut devenir possible que si une réglementation régionale encadre l'autonomie des communes dans ce domaine.
Des règlements de taxes transparents et en ligne Les magasins à Bruxelles sont actuellement taxés deux fois pour le même mètre carré : par la taxe régionale annuelle ET une taxe communale sur le nombre de m2 de superficie commerciale. Cette taxe régionale sur la superficie commerciale doit être supprimée. Par ailleurs, “il est grand temps que le Gouvernement bruxellois entre dans l’ère internet,” trouve Dominique Michel. “Le mode de publication totalement anachronique des règlements de taxes – par voie d’affichage – doit d’urgence être remplacé par une publication obligatoire sur internet. Cela ne peut être que bénéfique à l’efficacité et à la transparence.”
Soutenir les efforts du commerce pour l'environnement
Fedis demande aux autorités bruxelloises de soutenir les efforts dans le domaine de l’énergie renouvelable. Ainsi, la Région pourrait introduire des mesures de soutien pour les panneaux solaires installés sur les toits des commerces, à l’instar de ce que fait la Région flamande.
Contact : Peter Vandenberghe
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