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Fedis lance sa propre commission Développement durable
 Les résultats de l’étude Ethibel et Netwerk Bewust Verbruiken confirment ce que les commerçants savent depuis longtemps déjà: les magasins recherchent activement la durabilité, chacun selon ses moyens et en mettant l’accent sur des aspects bien particuliers. Afin de permettre à ses membres d’avoir recours encore plus systématiquement à la durabilité, Fedis crée une commission Développement durable dans ses structures à la fin du mois.
Les membres de Fedis ont inscrit le principe du commerce durable dans leur code d’éthique. De la sorte, ils s’engagent à chercher à atteindre cette durabilité en permanence dans leurs relations avec leurs collaborateurs, producteurs, fournisseurs, clients. Fedis souligne l’importance d’un dialogue permanent avec les différentes parties prenantes en matière de durabilité. De tels procédés contribuent à une augmentation de la durabilité ainsi qu’à une vigilance constante.
1. Durabilité économique Le commerce belge crée de l’emploi en Belgique: 400 000 personnes travaillent dans le commerce. Les commerçants belges sont donc à l’origine de 14% du taux d’emploi privé. Le chiffre d’affaires du commerce belge représente 11% du Produit Intérieur Brut (PIB). Quarante pour cent de la consommation privée passe par le commerce belge. L’évolution des prix des produits dans le commerce belge est inférieure à l’inflation. La dernière enquête de conjoncture de Fedis indique que les prix des produits alimentaires ont augmenté de 1,7% au cours du dernier semestre, alors que l’inflation générale s’élevait à 2%. L’indice global pour la distribution s’élève à 1,2%. Le consommateur demande des prix bas, et les obtient. Les commerçants belges augmentent le pouvoir d’achat des consommateurs grâce à leur politique de prix. L’éventail de produits durables vendus dans les grandes surfaces ne cesse de s’élargir. Aujourd’hui, 70% (soit 14,7 millions d’euros) du label Max Havelaar sont vendus par le biais du réseau de supermarchés et 14% (soit 2,4 millions d’euros) du chiffre d’affaires d’Oxfam sont réalisés via les supermarchés. L’assortiment de produits “bio” augmente lui aussi de manière constante dans les supermarchés. De manière générale, sa part de marché augmente de 2% chaque année. La valeur du marché “bio” dépasse aujourd’hui les 200 millions d’euros. Les membres de Fedis sont actifs dans l’organisation qui octroie le label Biogarantie.
2. Durabilité sociale Le secteur a développé une structure de concertation des plus étendue entre les employeurs et les travailleurs. En outre, l’on fait fréquemment appel aux commerçants belges pour qu’ils jouent leur rôle dans la diffusion des messages revêtant un large intérêt social. Dans cette optique, Fedis a par exemple apporté sa collaboration à l’exécution du Plan National Nutrition et Santé, à l’initiative du ministre de la Santé publique, Rudy Demotte. Fedis a mis au point une charte en faveur d’une alimentation saine, prévoyant un certain nombre d’engagements imposés par les commerçants eux-mêmes, visant à prôner une alimentation saine auprès de leurs clients (voir annexe). Les membres de Fedis ont aussi diffusé dans leurs magasins les informations des autorités en la matière. Pour l’heure, Fedis travaille à l’élaboration d’un site internet consacré à l’emploi, sur lequel tous les postes vacants dans le commerce belge seront repris et mis à jour. Grâce à ce site, il sera plus facile pour les chercheurs d’emploi d’avoir un aperçu total des emplois à pourvoir dans le secteur. Les commerçants belges investissent beaucoup dans la formation de leurs collaborateurs. En voici un exemple: un vendeur est formé en moyenne pendant trois semaines à plusieurs mois afin de maîtriser ses tâches. Le secteur de la distribution entretient aussi des liens étroits avec les hautes écoles (le projet Go, par exemple) et les écoles professionnelles (le projet Tracer, par exemple) en vue de combiner des leçons théoriques avec un emploi actif dans le secteur même. Il y a aussi d’étroites collaborations entre le VDAB et le FOREM. Ainsi, un projet a été lancé à Charleroi pour que les vendeurs à domicile (pour la plupart peu qualifiés) reçoivent, outre la formation théorique du FOREM, une formation pratique de cinq semaines dans des entreprises qui vendent leurs produits par le réseau de vente à domicile.
3. Durabilité environnementale Les membres de Fedis sont membres de Fost Plus, Val-I-Pac, Recupel, Bebat, Valorfrit, Valorlub et du Fonds d’Intervention Vieux Papier, etc. Fedis était à la source des systèmes collectifs de collecte et de traitement des déchets Fost Plus et Valorfrit. La Belgique est la première de la classe mondiale en matière de recyclage. Nonante-trois pour cent de tous les emballages ménagers sont recyclés par Fost Plus. Val-I-Pac réalise le recyclage de 79% des emballages professionnels. Recupel se charge de la collecte et du recyclage d’appareils électriques et électroniques usagés. En 2005, 6,46 kg ont été collectés par habitant, tandis que l’objectif de la directive européenne était de 4 kg par habitant par an. Bebat s’occupe de la collecte et du recyclage des piles. Aujourd’hui, plus de 60% des piles sont collectées. La directive européenne impose un pourcentage minimum de collecte de l’ordre de 25% d’ici 2012. Valorfrit est un système collectif de collecte et de recyclage pour les huiles et les graisses de friture. L’année dernière, pas moins de 6 470 tonnes d’huiles ménagères ont été collectées et 12 060 tonnes d’huiles provenant de consommateurs professionnels (friterie, secteur horeca, etc.). Les commerçants de la Région de Bruxelles-Capitale paient le coût total et réel de la collecte et du recyclage de leurs imprimés publicitaires. À partir de 2007, ce sera également le cas en Région flamande. Fedis assure le secrétariat du Fonds d’Intervention Vieux Papier. Les commerçants informent les consommateurs sur les systèmes de recyclage pour les emballages, les ampoules, les appareils électriques et électroniques, les piles et toutes sortes d’huiles. Les commerçants belges se chargent également de la reprise d’un certain nombre de ces produits après usage. Le secteur s’est aussi volontairement engagé à réduire le nombre de sacs de caisse à usage unique d’ici 2007. En 2004, les commerçants se sont engagés à réduire le nombre de sachets de 20 à 25%. Début 2006, 1000 tonnes de plastique (16,8 %) de moins ont été utilisées pour les sachets. Un bilan de fin d’année sera effectué début 2007, mais les commerçants mettent tout en oeuvre pour que l’objectif fixé soit atteint. Ils concluront ensuite un nouvel engagement.
4. Création d’une nouvelle commission En vue de continuer à rechercher systématiquement la durabilité à chaque niveau, Fedis crée à la fin de ce mois une commission développement durable au sein de ses structures. Celle-ci s’occupera de : -L’échange d’expériences des commerçants sur les meilleures méthodes en matière d’entrepreneuriat durable -l’interaction systématique avec les parties prenantes -l’élaboration de projets et d’initiatives concrets pour stimuler de manière constante la durabilité dans tous les aspects du commerce.
Baudouin Velge Administrateur délégué
Contact: Paskal Deboosere Responsable communication Tél. : 02 537 30 60
Communiqué de presse de Netwerk bewust verbruiken
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