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 La Commission européenne décide demain des mesures antidumping définitives pour les chaussures en cuir importées dans l'Union européenne. La Commission européenne publie également demain son plan stratégique pour améliorer la compétitivité de l'Europe. Les organisations de consommateurs et professionnelles européennes profitent de cette occasion pour demander au commissaire européen du Commerce, Peter Mandelson, de ne pas perdre de vue les intérêts des consommateurs. Les enquêtes acharnées sur les pratiques antidumping et les droits d'importation toujours plus élevés sur les produits non européens ne posent pas seulement problème aux commerçants. C'est le consommateur qui au final fera les frais de l'augmentation des prix de ces produits. Les membres de Fedis – commerçants belges – se rallient à la position de leurs collègues européens.
La Commission veut développer une stratégie européenne pour favoriser la compétitivité du commerce européen. Des organisations telles que European Retail Roundtable et les fédérations du commerce française, irlandaise, néerlandaise, danoise, britannique et belge demandent aujourd'hui dans un communiqué au commissaire européen Peter Mandelson une révision des procédures antidumping telles qu'elles sont suivies par l'Europe.
Ces enquêtes sont souvent basées sur des plaintes douteuses de concurrence déloyale. Les droits d'importation supplémentaires sont souvent la conséquence de ces plaintes. Dans le cas des chaussures chinoises et vietnamiennes, ces droits ont depuis avril dernier progressivement atteint 20%.
Si la Commission décide demain d'imposer de nouveaux droits d'importation sur les chaussures en cuir non européennes, aussi bien les consommateurs que les commerçants seront lésés. En effet : les coûts pour le commerçant augmenteront ainsi que le prix final pour le consommateur. Comme leurs collègues européens cités ci-dessus, les commerçants belges trouvent irresponsable l'attitude protectionniste des pays comme l'Italie, le Portugal, l'Espagne et la Pologne en ce qui concerne la fabrication de chaussures.
En outre, des prix plus élevés pour les biens en provenance de l'extérieur de l'Europe n'influenceront pas positivement les ventes des mêmes produits fabriqués dans l'UE.
A l'instar de ses collègues européens, Fedis estime que le libre commerce international contribuera en outre à l'emploi et à la croissance économique, ce qui augmentera le pouvoir d'achat du consommateur. Les nouvelles enquêtes antidumping doivent dès lors être suspendues tant que le débat sur les instruments de défense commerciale n'est pas clos.
Baudouin Velge Administrateur délégué
Contact: Paskal Deboosere Responsable communication Tél. : 02 537 30 60
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