La taxe sur les folders publicitaires empoisonne la vie des distributeurs depuis de nombreuses années. Son taux prohibitif peut en effet représenter jusqu'à plus de 100 % du coût de production et de distribution du folder publicitaire et jusqu'à 70 fois le coût réel du circuit 'vieux papier' généré par ce type d'imprimés.
L'absence d'un règlement uniforme de la taxe sur les folders dans les 589 communes belges, entraîne en outre des coûts administratifs supplémentaires pour les distributeurs.
Fedis se félicite de la décision prise par le Gouvernement wallon, à l'initiative du ministre Philippe Courard et en concertation avec l'Union des Villes et Communes de Wallonie, de mieux appréhender la taxe sur les folders en Région wallonne par une ventilation de ses taux en fonction du poids de l'imprimé. Le ministre a également annoncé son intention de parvenir à une harmonisation de ce règlement-taxe dans les communes wallonnes.
Le glissement d'une taxe par exemplaire, à une taxe basée sur le poids des folders, constitue pour Fedis une première étape vers un règlement-taxe plus juste. Il s'agit en outre d'une étape nécessaire. De plus en plus de distributeurs ne recourraient en effet plus aux folders pour faire de la publicité, parce qu'ils étaient devenus trop chers à cause de la taxe sur les folders. Pour les PME, la taxe actuelle sur les folders est un vrai désastre parce que le plus souvent elles ne peuvent pas se permettre des campagnes dans les journaux, à la radio ou à la télé.
Fedis espère maintenant que le groupe de travail chargé de rédiger un modèle de règlement-taxe avec l'Union des Villes et des Communes en Wallonie pourra rapidement remettre des conclusions pour uniformiser les taxes dans toutes les communes. De l'avis de Fedis, une telle réflexion est inévitable dans les deux autres Régions qui ont déjà été sensibilisées en ce sens à de multiples reprises.
Fedis attire enfin l'attention sur la demande, dans la circulaire du ministre aux provinces, de ne pas instaurer une taxe sur l'emballage en plastic. Fedis espère que les provinces donneront suite à cette demande et qu'elle renonceront le cas échéant à cette taxe.
Baudouin Velge
Administrateur délégué