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 Un juge pénal à Gand a condamné deux bouchers pour avoir vendu dans leur magasin des produits autres que la viande. C'est une condamnation qui tombe juste avant la ligne d'arrivée, car on est sur le point d'achever une adaptation de la législation permettant aux bouchers de vendre des sandwiches fourrés dans leur magasin. Fedis s'indigne de cette condamnation et demande au ministre compétent de finaliser rapidement l'arrête royal concerné.
C'est un arrêté royal datant de 1955 qui stipule que les bouchers ne peuvent vendre dans leur magasin que certains "denrées alimentaires d'origine animale". Il contient aussi une liste dite positive de toutes sortes de produits que le boucher peut vendre en plus de son assortiment de viandes, à condition de le faire dans des "emplacements séparés". Le nouvel arrêté royal supprime cette liste positive, ce qui accroît la marge de manoeuvre du boucher. C'est une évolution positive. Il est en effet absurde que le boucher puisse vendre au consommateur un sandwich jambon, mais pas de sandwich jambon-crudités.
Fedis, la fédération de la distribution qui représente les petits, moyens et grands magasins, compte aussi parmi ses membres des bouchers confrontés à cette problématique. Depuis plusieurs années déjà, la fédération plaide pour la suppression de la législation désuète en cette matière. Fedis demande au ministre Demotte de signer le plus vite possible le projet de nouvel arrêté royal, pour éviter des peines excessivement lourdes pour une pratique que l'on peut difficilement qualifier de criminelle.
Baudouin Velge, administrateur délégué
           
Contact : Paskal Deboosere Responsable communication
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